Narcisse sur le Net: Le masque de nous montrer fort et gagnant

fragilité », me dit un de ces amis de l’âme de toujours, et pourquoi quelqu’un la verrait ici? Est-ce qu’on montre son côté vulnérable, comme ça, dans la bouche d’un bocal, à quelqu’un ? Bien sûr que non, cette intimité est gardée pour de vrais amis, pour le cercle de fer, pour ceux qui entrent dans votre maison, partagent votre table, et sont invités à regarder hors de votre temple intérieur.

Aujourd’hui, nous sommes nombreux à être dans le monde virtuel, si réel parfois, des médias sociaux. Et tous ceux qui participent au réseau, nous sommes un peu exhibitionnistes et un peu voyeristes. Soyons francs, nous aimons les regarder et les faire nous regarder. Nous construisons donc une identité, certains plus honnêtement que d’autres.

Ainsi, l' »ami » de Facebook ou « suiveur » Twitter ne connaît que l’existence que nous avons créée. Il voit la personnalité, le masque, c’est-à-dire comment nous sortons et nous présentons au monde. Mais s’il a l’intention de nous « on connaissan » pour ce que nous postons, il oublie l’essentiel, de l’essence – permettez-moi la redondance – qui est l’endroit où notre dernier être habite, et avec elle, notre jntimité, notre vulnérabilité, notre immobilité sacrée.

C’est pour ça qu’on ne se déshabille devant personne, dans le corps, moins d’âme.

Dans les filets ne sont pas les bienvenus, la nostalgie, la tristesse, ni les échecs…  » les chiffons sales sont lavés à la maison  » et nous le respectons tous, comme si cela ne faisait pas partie de la vie.

Ensuite, regardez le vide de croire que le monde virtuel est le vrai, et de tomber dans l’étang, comme Narcisse.

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